Networking, the name of the game on the road to project achievement

by Marine Louvigny (France)

Developing a technology is one thing. Making it used by human beings and adopted by humanitarian organizations is another one. That is one big challenge of our mission as EUROSHA volunteers. The ICT approach we are striving to promote is quite innovative and, like any innovation, it faces at first certain skepticism from the targeted stakeholders to make their own… especially in our case of open source / citizen-generated tools, this is quite understandable:

–       as actors intervening in emergency situations, humanitarian organizations prefer to rely on tools they are used to work with instead of trying something new (which can even appears still under definition – it is a pilot project, remember!), as the Disaster 2.0 report explains;

–       as a famous-international-humanitarian-organization French staff member told me this week during a Aid forum in Nairobi, most of (big) organizations are reluctant to the idea of sharing information about themselves, fearing it to be released on the World Wide Web wilderness without any mean of control.

A part of the answer is to encourage a mindset change within these organizations helping them to see the advantage in a long term view of embracing a new way of working (with… open source platforms of course!) like increasing accountability towards beneficiaries as well as donors, better coordinating with others NGOs in one area, being better prepared in order to deploy its staff more timely and efficiently in case a crisis happens, among others.

How to succeed in making your tools to be known, used and recognized as efficient and value adding for crisis response-related actors? 1) be visible in the field (“wazungu!!”*), 2) training people to use it, and of course 3) promoting it within the international aid maz… I mean community.

So far a big part of our work has been to introduce EUROSHA project to various stakeholders and find our way into the humanitarian community, which is quite big here in Kenya given that Nairobi stands for a regional hub for a lot of development organizations. Starting with the UN. As a result networking is the name of the game and we spent the whole week enjoying it. December is known to be a busy period especially because of the numerous forums and one-day meetings that are supposed to let everyone summarize the activities and results achieved during the year.

Here are 2 examples of meetings we attended last week in order to spread the word about EUROSHA:

IFRA Nairobi 20121204

Meeting with Kenyan researchers at IFRA (French Research Institute in Africa) about election monitoring: introduction of EUROSHA as a research object as well as tools for research works.

ADESO blog

Forum organized by OCHA about the role of communication technologies to outreach communities affected by humanitarian crisis. More than 25 initiatives have been introduced during the meeting, a lot of them with a focus on SMS information and early warning systems like Ushahidi.

Conclusion: very interesting discoveries and some good partnership perspectives!

* “white people!!” in Swahili: remark commonly heard in areas where UN agencies and international NGO are rarely present, such as… Molo.

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Réseautage: le nerf de la guerre

Développer une technologie nouvelle est une chose, la faire utiliser par les gens et adopter par des structures en est une autre. C’est notre grand défi en tant que volontaire EUROSHA. L’approche que nous nous efforçons de promouvoir est volontairement innovante et, comme toute innovation, fait face à un certain scepticisme de la part des structures auxquelles elle est destinées… d’autant plus que dans le cas présent nosont s outils basés sur le participatif et l’open source, d’où des réticences compréhensibles :

–       en tant qu’acteurs de l’urgence, les organisations humanitaires préfèrent utiliser des méthodes qui ont fait leur preuve plutôt que d’en essayer de nouvelles qui sont parfois encore en gestation (Eurosha est un projet pilote, souvenez-vous !),

–       comme l’a soulevé un français employé par une organisation internationale très connue rencontré dans un forum d’ONG à Nairobi, la plupart des (grosses) structures humanitaires sont loin d’être emballées par l’idée de partager des informations sur leurs actions et leurs ressources, avec la crainte de lâcher dans la jungle d’Internet des données qu’elles ne pourront plus ensuiteà  contrôler.

Une partie de la réponse à ce challenge est de les encourager à adopter le changement en les aidant à voir l’avantage pour elles à long terme d’embrasser une nouvelle façon de travailler (qui inclut… les plateformes d’échange d’information open source bien sûr!): mieux rendre des comptes aussi bien aux bénéficiaires qu’aux bailleurs de fond, améliorer la coordination avec les autres ONG, être en mesure de déployer son personnel de façon plus rapide et plus pertinente en cas de crise humanitaire, entre autres.

Comment faire en sorte que ces outils soient utilisés et reconnus comme efficace et apportant une valeur ajoutée au travail des acteurs impliqués dans l’aide humanitaire? 1) en étant visible sur le terrain (“wazungu!!”*), 2) en formant les gens à les utiliser, et bien sûr 3) en les promouvant au sein du labyrin… euh de la communauté humanitaire.

Ainsi, jusque là une grande part de notre travail a été de présenter le projet EUROSHA à des interlocuteurs divers et variés et de trouver notre place au sein de la communauté des acteurs humanitaires, communauté relativement importante ici au Kenya étant donné que Nairobi est le siège régional de nombreuses organisations de solidarité internationale. A commencer par les Nations Unies.

Par conséquent travailler son réseau est le nerf de la guerre et nous avons passé la semaine entière à ça. Décembre est connu pour être une période chargée notamment en raison des nombreux forums et réunions ayant vocation à faire le bilan annuel des uns et des autres.

Voici 2 exemples de réunions auxquelles nous avons participé pour faire passer le mot à propos d’EUROSHA:

IFRA Nairobi 20121204

Réunion avec des chercheurs Kenyans à l’IFRA (Institut Français de Recherche sur l’Afrique) à propos des elections de mars prochain: presentation du projet EUROSHA en tant qu’objet de recherche mais aussi source de nouveaux outils au service des chercheurs.

ADESO blog

Forum organisé par OCHA (Bureau de coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies) sur le rôle des technologies de la communication dans la relation avec les populations affectées par des crises humanitaires. Plus de 25 initiatives ont été présentées au cours de la journée dont beaucoup portant sur des systèmes d’alerte par SMS comme Ushahidi.

Conclusion: des découvertes très intéressantes et de bonnes perspectives de partenariat!

* “des blancs!!” en Swahili – interlocution entendue couramment dans les zones où ni les agences des Nations Unies ni les ONG internationales ne sont vraiment présentes, comme par exemple… Molo.

One response to “Networking, the name of the game on the road to project achievement

  1. Excellent article thanks ! Imo the web is not to be feared in this context, as it may be a good mean to promote and strengthen humanitarian cause. Open source software is a bonus🙂

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